Les Aiptasias

Aiptaisia ou anémone de verre :

Une anémone de mer originaire de l’Océan Atlantique Central-Ouest, de la mer des Caraïbes au golfe du Mexique. Les anémones de verres sont considérées comme des pestes, une espèce nuisible, en aquarium marin, surtout en récifal.

Elle peut blesser d’autres anémones ou les coraux dans un aquarium, leurs tentacules brûlent les coraux adjacents.

Dans un aquarium, l’aiptasia pousse sur la roche vivante et d’autres surfaces, parfois sans être vue. Elle peut se reproduire très rapidement et, se faisant, elle peut envahir une zône importante et empêcher les coraux de s’y développer. Elle a une forte piqûre, et elles vont utiliser cette piqûre pour attaquer les coraux et autres animaux.

Anémone de verre

Pour les combattants, il y a plusieurs possibilités :

  • De façon naturelle :

Les crevettes :

  • Lysmata wurdemanni est une espèce de mer très discrète, un bon auxiliaire pour contenir la prolifération des anémones encombrantes, souvent admises comme étant des pestes récifales, telles que les aiptaisia.
Lysmata wurdemanni
  • Rhynchocinetes uritai (attention, elles ne sont pas reef safe) : à mettre dans un fish only.
Crevette chameau

Les poissons :

  • Aceichthys tomentosus de la famille des poisson lime. Il est souvent de couleur gris/marron, verdâtre avec un corps parsemé de petits poils piquants et une épine dorsale assez imposante qui le rend très indigeste pour la plupart des prédateurs ! Son comportement est très intéressant, car il a tendance à changer de couleur, suivant ses humeurs et son environnement. Les juvéniles ne sont pas très portés sur les anémones.
  • Chelmon rostratu parfois difficile à acclimater, ce poisson papillon à la robe argent et orange est souvent introduit dans les aquariums récifaux afin de contrôler la prolifération de certaines anémones encombrantes (Aiptasia ou Anemonia majano) dont il se nourrit fréquemment. Il faut faire attention car peut manger les sabelles, spirographes et bénitiers.
Chelmon Rostratus
  • Chaetodon Kleinii (non reef safe)
Chaetodon Kleinii
  • Chaetodon lunula (non reef safe) On reconnait Chaetodon lunula assez facilement à cause du dessin de la tête qui fait penser à un raton-laveur. C’est un coralivore ! Les LPS seront automatiquement décimés ! Les polypes de coraux, mais également une faune constituée de petits invertébrés (crustacés, vers tubicole, etc.) et algues sont son menu naturel.
Chaetodon lunula
  • Pervagor (certains ne sont pas reef safe)

Les nudibranches :

  • Berghia verrucicornis est une des espèces marines de la famille des éolides habitant de l’océan Atlantique, dans la mer des Caraïbes, au Costa Rica, le golfe du Mexique et la Jamaïque.
    Elle est très utile dans les aquariums pour contrôler les infestations et la croissance rapide des Aiptaisia. Aux États-Unis, le commerce aquariophile a commencé l’élevage jusqu’à obtenir des quantités de Berghia pour la vente aux aquariophiles, nous en trouvons maintenant également en Europe.
Berghia verrucicornis
  • Spurilla neapolitana est une espèce de nudibranche essentiellement européen, originaire de la mer Méditerranée, mais également trouvée sur la bordure Est de l’océan Atlantique. La présence de la limace à bigoudis est confirmée en Atlantique Ouest en mer des Caraïbes et golfe du Mexique. Le nudibranche Spurilla neapolitana est connu en aquarium récifal pour son appétit pour les Aiptaisias.
  • De façon chimique :
  • Eau bouillante + vinaigre : utilisez une seringue et une aiguille fine assez longue (disponible dans toute pharmacie) et faire jaillir l’eau bouillante dans la bouche des aiptasias. C’est extrêmement difficile avec les petites aiptaisias, et elles ont tendance à se fermer au moindre contact et à rentrer dans une anfractuosité de la roche. Parfois, la simple approche de l’anémone de verre suffit pour qu’elle se rétracte. 
  • Joes Juice, aiptaisia X ou produit du commerce : cette méthode est relativement proche de la précédente, mais avec un produit commercial qui semble efficace. Les aiptasias ne semblent pas être de retour dans les zones traitées avec ce produit. Là encore, il faut viser l’ouverture buccale de l’anémone de verre et le liquide pâteux va colmater cette bouche. La seringue est fournie avec un embout tout à fait suffisant. Ce produit est déjà plus simple d’emploi que la méthode précédente puisqu’il suffit de viser le centre du disque buccal et de déposer le produit en quantité importante ! Il faut presque recouvrir tout le disque rapidement pendant que l’anémone se recroqueville sur elle-même. Bien secouer le produit avant utilisation et couper le brassage. Et ne le rallumez que, au moins, 1 heure après ; si vous avez des coraux environnants, restez vraiment patient pour ne pas disperser le produit aux coraux.
  • Eau de chaux : Cette ancienne méthode reste assez efficace pour ceux qui font de l’eau de chaux pour un RAH ; c’est en fait le lait de chaux qui est exploité, donc il faut mélanger de l’hydroxyde de calcium avec un peu d’eau osmosée pour avoir un liquide épais et consistant. Idem que les deux méthodes précédentes à injecter sur la bouche.

    Important : couper intégralement toutes les pompes pour éviter la dispersion du produit dans l’aquarium ! Ne pas remettre en service le brassage avant une ou deux heures après application ; ceci implique votre présence attentive afin de vérifier qu’aucun problème ne survient durant ce laps de temps. Ne pas bouger, ni ne déplacer, les pierres vivantes qui ont été traitées, toujours dans l’objectif de ne pas diluer le produit dans l’eau.